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Mes voeux pour 2017



Discours prononcé lors de la cérémonie des voeux aux personnalités du jeudi 5 janvier 2017 (seul le prononcé fait foi) :

Madame la Ministre des Familles, de l'Enfance et des droits des Femmes, Chère Laurence, Merci …
Mesdames et Messieurs, vous savez que j’aime parfois un peu bousculer le protocole lorsque j’estime qu’une raison importante le nécessite.
Ce soir, en préambule à mon discours de vœux, je tenais tout particulièrement à remercier les hommes et les femmes qui veillent sur nous et pour qui l’engagement quotidien, c’est notre sécurité à tous : policiers, pompiers, sauveteurs, urgentistes.

Je veux saluer tout particulièrement ce soir les hommes et les femmes du Dispositif sentinelle.
Si ce nom ne vous évoque rien, vous et vos proches les avez pourtant forcément croisés à maintes reprises, aux abords de la Gare, des lieux de culte et des lieux publics.
Leur mission comprend une part de discrétion, je suis d’autant plus fier qu’ils aient donc accepté exceptionnellement d’en sortir et je tiens à remercier celles et ceux qui sont parmi nous ce soir. Mesdames et Messieurs, il me semblait naturel de vous mettre pour une fois sur le devant de la scène en vous remettant la médaille de la Ville.
J’appelle donc à me rejoindre les hommes et femmes de la mission Sentinelle et leur commandant.
Merci encore à vous et au nom de nous tous, je vous adresse de nouveau notre gratitude et notre reconnaissance.
Merci à vous.

---

Monsieur le Sous-Préfet de l’Oise,
Monsieur le Sénateur, Cher Yves,
Monsieur le Sénateur-Maire de Montataire, cher Jean-Pierre,
Monsieur le Maire de Nogent-sur-Oise, Cher Jean-François,
Monsieur le Maire de Villers Saint Paul, Cher Gérard,
Mesdames et Messieurs les Maires de Saint-Maximin, Saint-Leu d’Esserent, Thiverny, Saint-Vaast-lès-Mello, Rousseloy, Cramoisy, Verneuil en Halatte, Avrechy, Monchy Saint Eloi, Madame le Maire de Bailleul sur Thérain, Chère Béatrice,
Madame la Conseillère régionale,
Madame la Conseillère départementale, Chère Dominique,
Mesdames et messieurs les élus,
Monsieur le Consul général du Maroc,
Monsieur le Consul du Sénégal,
Monsieur le Commissaire central,
Mon Colonel, commandant de la base aérienne 110,
Mon Capitaine, commandant du Centre de Secours de Creil,
Mesdames et Messieurs en vos grades et qualités,
Mesdames et Messieurs,

Pour vous dire les choses franchement ; à l’heure où je me suis dit qu’il étant temps de songer à préparer ce discours, je me suis posé la question du message que je voulais vous transmettre en cette période où tout va très vite.
J’ai réfléchi aux mots qui me semblaient de circonstance et des questions auxquelles je devais tenter d’apporter des réponses concernant notre ville et l’action municipale. Seulement voilà, seuls les faits tragiques de l’actualité d’alors m’accaparaient l’esprit, m’empêchant de réfléchir à ce mois de janvier.
Pour être honnête avec vous, en cette fin d’année 2016, lorsque je rentrais chez moi le soir, comme vous toutes et tous, je me désolais d’un monde où l’actualité semblait ne comporter que drames avec autant de cortèges de tristes nouvelles.
En quelques jours, la sauvagerie des massacres près de chez nous, à Alep, la brutalité de l’assassinat de l’ambassadeur russe en Turquie, le carnage aveugle d’un camion fou à Berlin, la fusillade odieuse d’Istanbul et dans un autre ordre, l’injustice pour l’impunité d’une haute fonctionnaire, ex-Ministre accusée de négligence pour quelques centaines de millions d’euros et qui s’en sort sans sanction ni peine, coupable mais pas responsable, alors que celles et ceux, les plus faibles, qui n’ont manifestement pas le droit à la même mansuétude de la justice, sont déshonorés, jetés en prison pour des broutilles …
S’ajoutent encore pour chacune et chacun d’entre nous, les cicatrices de la vie, la maladie, le deuil, les difficultés de la vie. Avec seulement, l’espoir des lendemains meilleurs auxquels s’accrocher.

Alors, fatalement, cette question que nous nous sommes tous posé un jour : Où va le monde ?
N’y a-t-il donc plus de raison de croire et d’espérer ?
Et moi-même dont vous connaissez pourtant la détermination et l’optimisme ; moi-même dont vous savez la volonté de tenir toujours un discours d’espoir ; moi-même je me suis alors mis à douter.
Adieu les belles paroles,
Adieu l’innocence et la naïveté, le carpe diem.
L’heure est grave, le temps semble jouer contre nous, l’optimisme s’évapore et nous voilà dans un monde crépusculaire.

Dans le fracas quotidien, les esprits faibles s’imaginent que celui qui sera le plus bruyant, qui sera le plus véhément, saura se faire entendre, la loi de la jungle en somme. Je dis que notre société a perdu la patience. Elle a oublié ce qu’est le silence et l’écoute.
Paradoxalement, si ce à quoi nous aspirons tous n’est certainement que de construire un avenir commun et partagé, il faut croire que le chemin de la paix et de la coexistence est bien plus compliquée que la voie de renoncement et du fatalisme.

En m’adressant à vous, j’ai à l’esprit que nous sommes tous différents et qu’aucune de nos vies n’est identique. Je crois, je sais, que cette diversité est une richesse. Nous avons tous des origines, des parcours de vie, des personnalités différentes. Faut-il que je fasse l’éloge de la différence. Plutôt qu’opposition, elle est complémentaire. Plutôt qu’ennemi elle est fraternelle.

Nos différences font nos richesses.
Soyons unis pour la vie. Laissons-nous nous réconcilier.
Avec plus de 110 nationalités, des origines, des religions, des langues différentes, je sais que je suis le Maire d’une ville mais Creil c’est un concentré d’un monde multiculturel, bouillonnant et exalté.

Aussi, plutôt que m’adresser à 34000 creilloises et creillois, j’aimerai pouvoir m’adresser à chacune et chacun. Trouver des solutions pour le père de famille qui me demande un rendez-vous parce que sans emploi, sans issue pour sa famille, dont je ressens la détresse si palpable lorsque je le reçois dans mon bureau.

J’aimerai pouvoir aussi apporter du réconfort à la mère célibataire qui s’excuse presque de m’arrêter sur le marché pour me faire part de sa situation et de ses difficultés.

Ce sont aussi ces jeunes qui m’écrivent sur les réseaux sociaux pour me demander de les aider dans leurs projets, parce qu’ils fourmillent d’idées et de rêves mais ne trouvent pas forcement de portes ouvertes ou de mains tendues.

Alors, si je vous parle en tant que Maire, je parle parfois aussi en tant que père. Mais, surtout et avant tout, je vous parle en tant qu’homme.

Je sais bien qu’il en faut du courage et de la détermination dans ce monde difficile pour se battre pour sa famille, pour s’engager, pour affronter l’immobilisme, la passivité et la résignation surtout quand on se sent délaissés par ceux-là même qui devraient apporter des solutions pour guérir notre société de ses maux.
Bien sûr, dans ce monde parfois extrêmement violent, parfois terriblement injuste, c’est dans notre nature, ce sont nos tripes qui nous poussent à la colère et à la révolte mais c’est notre cerveaux qui nous pousse à l’action durable.

Bien sûr, chacun de nous s’indigne lorsqu’il assiste impuissant à la souffrance et aux actes dont sont capables quotidiennement la haine et la barbarie.
Nous en avons déjà trop vu, trop vécu, trop enduré, faut-il croire que l’humanité n’est pas capable de mieux, que la fraternité n’est rien de plus qu’une belle utopie ?
Alors, ce soir, je suis un utopiste et je vous invite à l’être aussi. C’est à nous tous de poser chacun notre pierre à cet édifice. Mettons-y du cœur.

Je veux vous parler de ce qui, au fond, nous anime tous. Il s’agit de la passion. Nous vivons des temps exaltés faits de passions. Soyons vigilants car il existe des passions créatrices, des passions qui nous dépassent mais aussi des passions dévorantes ou destructrices que nous devons rejeter.
Combien êtes-vous ce soir, impliqués, engagés dans la vie professionnelle, dans la vie citoyenne de notre ville, dans une association ? Combien êtes-vous de creilloises et de creillois passionnés ? Vous l’êtes toutes et tous, sans quoi vous ne seriez pas là ce soir.
J’y vois de l’espoir et un signe positif.

A travers, la vie associative notamment, l'action c’est déjà le début d'un engagement. Une association c’est un lien visible ou non entre les hommes, c’est une passerelle qui nous rapproche, une main tendue vers l’autre et finalement tout simplement un geste d’humanité.

Nous avons entrepris il y a quelques mois, une démarche de réflexion collective pour penser et imaginer un nouveau modèle de la vie associative pour notre ville.
Pourquoi faire ?
La question ne se pose manifestement pas pour nombre d’entre vous qui vous êtes impliqués spontanément dans ce travail, en mettant vos compétences propres, vos passions aussi, au service d’une cause plus large que vous même et que votre association, en les mettant au service de l’intérêt collectif.

C’était le but de cette démarche, établir un diagnostic partagé, réfléchir à des solutions collective et écrire à plusieurs mains une charte qui scellera cette volonté du faire ensemble.
Dans une société de plus en plus complexe, où tout va de plus en plus vite et où le temps semble être devenu un bien si rare et si précieux. Il n’y a plus qu’une façon de voir et de comprendre le monde, c’est de le construire ensemble.
S’ouvrir, échanger, écouter, dialoguer avec le monde, c’est une obligation vitale pour l’Homme et pour notre planète. L’enjeu écologique et social ne peut pas se penser chacun dans son coin. Il y a une exigence à de travailler ensemble.

Qu’avons-nous à craindre si ce n’est que mieux comprendre les autres et mieux nous faire comprendre. La peur, celle qui surgit lorsque nous sommes affaiblis, lorsque nous doutons, lorsque nous pensons que nos valeurs ne sont plus assez fortes pour nous protéger et protéger celles et ceux que nous aimons, la peur nait toujours de la méconnaissance.
Comprendre notre territoire, ses atouts, ses faiblesses, c’est commencer à bâtir l’avenir.

C’est cette volonté de mutualiser, de travailler en équipe, de créer des synergies entre amis et voisins qui est à l’origine d’un nouveau territoire.
Sous l’acronyme de l’ACSO se cache une nouvelle intercommunalité de 85000 habitants.
Notre ville, notre agglomération, ses 11 communes, prennent de la hauteur. Nous avons tous ensemble donné naissance à un grand territoire solidaire et dynamique, attractif et protecteur qui va devenir au fur et à mesure un acteur départemental et régional majeur dans les domaines du développement économique, de l’emploi, de l’éducation, du logement, du sport, de la culture, de la jeunesse, de l’environnement ou encore de la citoyenneté. Un territoire solidaire et équilibré.

Vous le comprenez, il s’agit d’une révolution silencieuse, d’un changement majeur sans fracas, qui se réalise en concertation et en douceur, dans l’intérêt collectif.
Cette volonté d’amélioration et d’innovation ne doit pas se limiter à seulement repenser la forme. A quoi bon en effet repenser la forme si cela ne s’accompagne pas d’une réflexion sur le fond ?
Je vous ai déjà évoqué notre démarche en direction d’un nouveau modèle de la vie associative creilloise, je voudrais à présent aborder l’autre grande réflexion que nous réaliserons cette année, il s’agit de la mise en place du Projet social global.

Le contexte politique, social, de la période que nous traversons est sensible et porteurs de graves dangers. Le chômage de masse depuis des décennies, des fractures territoriales cristallisées, des inégalités sociales profondes, la perte de sens de ce qui fonde notre société, la perte de confiance envers l’action publique et ses représentants, créent les conditions d’une désagrégation de notre tissu social. Les valeurs de la République éclairent de moins en moins l’action publique et l’action privée. Elles sont battues en brèche ou servent d’alibi pour exclure.

La réalité de la vie nous la connaissons. Tous, chacun dans nos responsabilités, nous avons œuvré depuis des années pour la changer.
Militants associatifs, politiques, élus locaux, citoyens engagés, nous avons travaillé. Nous avons conscience des dégâts provoqués par la précarité et le chômage …
Face à cette réalité, ne nous trompons pas d’adversaire. Chassons le chômage pas les chômeurs, chassons la pauvreté, pas les pauvres, chassons les causes de l’immigration pas les migrants.

A Creil, nous avons clairement inscrit la solidarité comme le fil rouge, elle est colonne vertébrale de l’ensemble de l’action municipale.

Cette année, nous irons encore plus loin, en élaborant et en mettant en place notre Projet social global et notre démarche Education et Valeurs de la République.
Il s’agit de définir un projet qui embrasse toute l’activité municipale : culture, association, enfance, jeunesse, écoles ... C’est un projet transversal qui engendre un ensemble d’engagements concrets et innovants.
Cette opération est soutenue par plusieurs institutions nationales dont l’ODAS, le CGET, le Ministère de l’Education nationale.

Ce choix qui est le nôtre de faire de la solidarité le pivot de l’action municipale, s’illustre chaque jours par des actions concrètes, notamment à travers le travail des services municipaux, mais aussi de manière indirecte par la tarification sociale ou encore par le soutien à la vie associative.
Creil compte plus de 300 associations. Chaque année, notre ville y consacre près d’un million d’euros de subvention, auxquels s’ajoutent les aides indirectes.
Notre choix c’est d’accompagner cette effervescence, c’est de favoriser le lien social, interculturel et intergénérationnel.
Là où il y a un besoin, la ville s’engage.

Que dire aussi des nombreux grands chantiers qui transforment le visage de notre ville.
Nouvelle piscine, nouveau centre départemental de tennis, nouveaux centre Georges Brassens et centre commercial Dunant, rénovations du quartier Rouher, aménagement de l’allée à Cricri pour faciliter les déplacements entre les quartiers de la ville, passerelle Mandela, expansion du parc alata et projet de la BA 110 …

Bien sûr on peut toujours faire plus, mais honnêtement, aux âmes torturés, aux mal pensants et aux oiseaux de mauvais augures, aux cassandres qui nous annoncent que rien ne va et que ce sera toujours de pire en pire sans eux, je dis, fadaises, ouvrez les yeux bon sang ! Otez de vos yeux la poutre qui vous rend aveugles !
Cette transformation continue, cette transformation est visible, sortez regarder les rénovations, notre ville qui change !
Nous ne nions pas les difficultés. Nous entendons déjà dire « ils s’auto-satisfont alors que rien ne va »
Non ce n’est jamais assez, nous ne nous en satisfaisons pas, souvent nous aimerions que ça aille plus vite.
Nous aimerions que les résultats ne mettent pas des années avant d’apparaitre, qu’ils soient immédiats mais voilà, transformer une ville c’est une réalité, ça ne peut pas se faire d’un claquement de doigt. Ça se réfléchit, ça exige de la concertation, ça demande du temps. Ce temps, certaines ville l’utilise à ne rien faire, à être nostalgique, à regarder le passé, à entretenir une ville musée.

Nous nous faisons le choix d’investir, de transformer, d’aller de l’avant et d’être une ville qui bouge. Demain ce sera le tour de la rénovation des hauts de Creil qui sera pour le quartier du moulin et pour les cavées tout particulièrement, la chance de donner un nouveau visage
L’ec’eau port fluvial, un nouveau quartier avec un port de plaisance, ici dans le bassin creillois. Demain, l’arrivée de la ligne à grande vitesse en gare de Creil et Gare Cœur d’Agglo.
Nous avons la passion de faire, de bâtir, de changer, d’améliorer mais sans casser, sans stigmatiser, sans haine ni fracas et sans rejeter ou être sectaire.
Une passion tranquille en somme, une passion respectueuse, concertée, raisonnée et collective.

Cette année 2017 qui s’ouvre, sera une année particulièrement importante pour nous tous.
Année importante, parce que nous serons appelés à élire nos représentants aux plus hautes fonctions de l’Etat. Les 23 avril et 7 mai, nous nous choisirons un nouveau Président ou une nouvelle Présidente, les 11 et 18 juin, un nouveau ou une nouvelle Députée.
Ce sera l’occasion de nous exprimer et de faire un choix.

Pour vous dire les choses telles que je les vois, notre pays aspire au renouvellement, c’est une évidence.
Pour autant, faut-il retourner la table, faut-il tout casser, faut-il de la brutalité, de fausses modernités ou des extrêmes. Je ne le crois pas.
Gardons ce qui est bon, allons plus loin sur ce qui doit être amélioré. Changeons ce qui doit-être changé. Notre pays et au-delà, la démocratie, exige que nous préparions l’avenir. Sachons être passionnés et raisonnables à la fois.

J’ai déjà consacré plus de 30 ans de ma vie à l’action publique. A présent, j’aspire à deux choses, poursuivre les grands chantiers pour lesquels vous nous avez donné mandat et préparer l’avenir. Vous voyez que le travail n’est pas fini.
Fous sont celles et ceux qui finissent par se penser indispensables, irremplaçables. Notre rôle c’est d’agir pour défendre les valeurs, puis faire en sorte que ces valeurs se perpétuent et durent par soucis de cohérence et d’efficacité, pour que les chantiers d’aujourd’hui ne soient pas mis à terre demain, mais au contraire que nous posions maintenant des pierres pour créer un chemin qu’emprunterons demain les générations à venir.

Il faut s’inscrire dans le temps et préparer l’avenir et pour se faire il faut préparer les hommes et les femmes de cet avenir. Il faut pour notre ville, pour notre pays, construire aujourd’hui pour préparer demain. Certains citent volontiers Gramsci qui disait que « la crise consiste dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître » mais faut-il encore que l’ancien veuille mourir et aide le nouveau à naître.

Seuls celles et ceux qui gardent les bras croisés sont à l'abri des erreurs, mais leur inaction est une erreur majeure. Les erreurs sont inhérentes à l'action. Celui qui est au centre d'une lutte pour faire avancer ses idées et défendre ses valeurs, celui-là prendra des coups.
C’est ainsi, pas de passion, pas d’engagement, aussi grands et aussi beaux soient-ils, sans les jaloux, sans les critiques, sans les voix de l’inertie et les obstacles. Il est toujours plus simple de se résigner et de ne rien faire. Choisissons la passion, choisissons la vie. Choisissons l’action.

Alors, nous avons le choix. Le choix c’est ce qui nous permet à chacun de prendre des décisions, en notre âme et conscience.
Le seul mauvais choix finalement c’est de ne pas en faire.

J’ai fait le choix d’agir.
J’ai fait le choix de la passion.
J’ai fait le choix d’aller vers l’obstacle, quitte parfois à trébucher puis devoir me relever.
Nous avons tous le choix.

Laissons le vieux monde derrière nous, prenons ensemble le chemin d’un monde fraternel.
Mettons-y du cœur, de la passion.
Soyons unis pour la vie.
Dire oui à la vie.
Dire oui à votre passion.
Dire oui à ce goût rageur d’Humanité qui nous rend tous capables de réaliser l’impossible.

Dressons-nous contre cette idée que pour être prophète il suffit d’être pessimiste, comme l’a écrit la résistante Elsa Triolet.
Non, vaille que vaille, quoi qu’il advienne et qu’importe demain, nous devons toujours, toujours, continuer de dire :
Bonjour la vie,
Bonjour les belles paroles,
Bonjour l’innocence et la naïveté, les plaisirs futiles et sans conséquences.

Aujourd’hui est un nouveau jour pour accomplir des actes bienveillants, généreux.
Bonjour à toutes et tous, c’est nous tous ensemble qui avons le pouvoir de rendre ce monde meilleur et plus juste.

N’oublions jamais à quel point l’humanité est belle.
Choisissons le bonheur car le bonheur c’est aimer le présent.

Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Nous allons à présent pouvoir nous retrouver dans la salle de la Manufacture autour d’un cocktail, mais avant cela et ce seront mes tout derniers mots pour ce soir, je vous souhaite naturellement à toutes et tous une très bonne et heureuse année à vous ainsi qu’à vos proches.

Je vous remercie de votre attention.


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