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Remise des insignes de l'Ordre National du Mérite



Lundi dernier, j'ai reçu des mains de Claude Bartolone, Président de l'Assemblée Nationale, les insignes de l'Ordre National du Mérite. Cette cérémonie m'a permis de remercier l'ensemble des personnes qui m'ont permis de devenir l'homme et l'élu que je suis.

Vous retrouverez, mon intervention, ci-dessous*.

"Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Cher Claude,
Monsieur le Député, Cher Michel,
Monsieur le Sénateur, Cher Yves,
Monsieur le Président du Conseil Régional, Cher Claude,
Monsieur le Préfet,
Mesdames et messieurs les élus,
Mes amis,

Si je ai vous, réunis ici ce soir, c'est pour vous dire que cette distinction que vient d’accrocher à mon veston Claude Bartolone c'est grâce à vous tous et toutes.

Un moment dans la vie, nos chemins se sont croisés, ont été communs un temps plus ou moins long, ou ils continuent dans la même direction, ensemble au service des autres, du bien commun.

Merci pour tout ce que nous avons fait ensemble mais comme l'a si bien affirmé François Mitterrand « il nous reste tant et tant à faire ensemble» alors ne partez tout de suite, il y a encore du travail à finir.

Je ne peux m'empêcher de penser à quelques personnes en particulier, ce soir, qui ont cheminé avec moi, qu'elles soient présentes ou absentes, connues ou inconnues.

Tout d'abord, j’ai une pensée particulière pour mes parents qui ne peuvent être là pour voir leur fils honoré. Cet honneur, je le leur dédie. Ils en ont la responsabilité et ce dès le début de l'aventure.

Quand j'ai quitté la Tunis, traversé avec eux la Méditerranée et débarqué à Marseille, nul ne savait ce qu'il allait advenir de ce petit déraciné, un peu, comme toi Claude. J'étais une matière brute à peine dégrossie que la vie allait transformer, façonner, sculpter. Nous sommes les artisans de notre avenir mais nous ne sommes jamais des autodidactes, d'autres interviennent. Sans l'intervention d'amis, de militants associatifs, syndicaux ou politiques où serais-je? Qui serais-je?

Tout a commencé, je pense, avec Roland, un chef de troupe scoute, qui a jugé en 1963 qu'à 15 ans, je pouvais prendre en charge une patrouille de 7 jeunes. Il m'a donné sa confiance et le sens des responsabilités. Ne le répétez pas mais j'y ai pris goût. C'était à Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône.

Au même moment au collège, j'ai eu un prof de mathématiques inoubliable, Monsieur Cheval. Pour me faire comprendre que seul le travail bonifie les prédispositions, il m'a collé 4H, chez lui, dans sa salle à manger, pour refaire un devoir de maths que j'avais raté. La leçon a servi... Toi aussi Claude il me semble que tu as eu ce type de rencontre, un prof de l'école de la République qui veut tirer par le haut les enfants.

En 1965, à mon arrivée à Creil, c'est François Refloc'h qui m'accueille et me met en relation avec un groupe de jeunes du quartier Rouher dont Nicole et Geneviève qui sont encore là autour de moi, surtout Nicole fidèle première adjointe. Notre route commune continue.

François et André, deux prêtres de JOC, nous ont aidés dans notre réflexion, notre mise en mouvement, avec eux, nous avons pris conscience que nous devions être acteur de notre vie.

En même temps au lycée, un prof que nous surnommions «Carolus» m'a donné le goût de l'Histoire «l'Histoire c'est la science des morts qui éclaire les vivants» disait-il. Il m'a aidé aussi à découvrir Creil et à l'aimer.

Mai 68 et l'époque du syndicalisme commence. Première rencontre avec Jean-Pierre Fontaine. Longues discutions lors des veilles à l'auberge du compagnon siège des syndicats à l'époque, premières interventions sur les piquets de grève. Je découvre le monde ouvrier, son histoire, ses luttes ses solidarités. Jean Pierre m'a montré une voie: celle du parler vrai, celle qui t'oblige à te souvenir d'où tu viens.

1977, rencontre avec Jean Anciant, il m’entraîne au PS, m'ouvre à la politique, me confie des responsabilités, me prépare. Jean Pierre veille aussi sur moi pendant cette période.

1985, avec Y Rome, nous tentons l'aventure: prendre la direction de la Fédé du PS à 4. Contre toute attente sauf la nôtre, nous réussissons. Depuis ce combat, notre amitié existe, parfois elle s'est un peu distendue, elle a toujours résisté et nous avons gagné bien d'autres combats ensemble dont la prise du Conseil Général de l’Oise en 2004. Nous savons pouvoir compter l'un sur l'autre et ça s'est rare en politique.

Bien sûr ceci est un condensé rapide. Je ne voulais pas vous garder toute la nuit ce n'est pas le but. Beaucoup d'autres compagnons de route, de camarades, d'amis et de membres de la famille auraient pu y trouver leur place; toi, Michel avec qui nous formons aux yeux de la droite le couple infernal qui l'empêche de réaliser le grand chelem lors des législatives; toi aussi Claude qui soutient Creil dans des domaines aussi importants que l'aménagement du territoire ou la culture; mais aussi Jean-Claude, Béa, André, Danièle, Serge, Cédric, Meddhi, Alain, Pascal, Liliane, Marc, Sophie, Philippe, Jean-Christophe, Babacar, Sylvie, Nathalie, Mohamed, Évelyne, Hervé, Édouard, Rama....

Vous toutes et vous tous ici vous m'avez permis de me réimplanter après les déracinements successifs, de passer de la matière brute à ce que je suis aujourd'hui.

Dans cette évocation, je ne peux oublier mes 3 femmes; celles qui m'ont encouragé, soutenu, supporté, pesté, attendu, conseillé. Elles m'ont tout le temps apporté le meilleur quand parfois je ne leur ai proposé que le pire. Vous avez compris chers amis, que je veux parler de Maryvonne , Aude et Axelle.

Mes amis, nous avons marché ensemble, ne nous arrêtons pas en si bon chemin, il reste encore de la route à faire. Il y a parmi nous de jeunes pousses qui demandent attention et soin pour éclore et se développer pour notre avenir et prendre la relève.

Merci encore une fois à toi, Claude
Merci à vous tous"

* Seul le prononcé fait foi.


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