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Oui à une réforme, mais pas à celle-ci !



Depuis plusieurs semaines, le débat relatif sur la réforme territorial est ouvert. Le rattachement de la Picardie à la Champagne-Ardenne ne peut pas nous satisfaire pleinement, tant d’autres régions bien plus proches, représentaient des alternatives crédibles à ces propositions.

Les incompréhensibles allers-retours du gouvernement


Je tiens, en premier lieu, à dénoncer les atermoiements des plus hautes autorités de notre pays au sujet de l’organisation territoriale du pays qu’ils cherchent à mettre en œuvre, et en particulier de la suppression des Départements. Il faut ici une fois encore rappeler le contexte car il explique en partie l’incompréhension, la frustration voire la colère d’un grand nombre d’élus. Il y a un peu plus d’un an, vous vous en souvenez probablement, un redécoupage de la carte cantonale et une modification du mode de scrutin ont été votés. Puis, au mois de janvier de cette année, François Hollande a confirmé le rôle essentiel des Départements et les a assurés de son soutien. Dans cette logique, la loi de modernisation de l’action publique territoriale a rétabli, le 27 janvier dernier, la clause de compétence générale qu’avait supprimée le gouvernement Fillon et qui accorde aux collectivités une capacité d’intervention générale.

Mais, patatras, lors de sa déclaration de politique générale du 8 avril dernier, Manuel Valls a annoncé la suppression des futurs Conseils départementaux à l’horizon 2021, la réduction de moitié du nombre des Régions françaises d’ici au 1er janvier 2017 et la suppression de la clause de compétence générale. Comment voulez-vous donc comprendre la ligne que suit le pouvoir exécutif en la matière? Une chose est certaine en revanche et ne souffre d’aucun défaut de compréhension : les projets de loi présentés en Conseil des ministres la semaine dernière, qui valident les engagements du Premier ministre, vont à l’encontre des engagements de campagne de François Hollande, engagements favorables à une décentralisation plus poussée et efficace. Or, c’est à une recentralisation déguisée que l’on tend à travers ces textes de loi. C’est un retour en arrière que l’on tente de nous imposer.

Je l’ai déjà dit ici : je suis profondément attaché à la décentralisation et ne suis donc pas opposé à ce qu’on réfléchisse à une réforme de l’organisation territoriale de notre pays. Les Départements ont d’ailleurs, depuis deux cents ans qu’ils existent, connu des adaptations régulières. Mais en l’occurrence la réforme proposée par le gouvernement est illisible, inapplicable en l’état et en bien des aspects incohérente. Voilà pourquoi je m’y oppose fermement, que ce soit à la Mairie de Creil ou au Conseil Général de l’Oise. Si je continue de soutenir François Hollande, ne comptez pas sur moi pour être un godillot du gouvernement ou un « béni oui-oui » qui dirait « Amen » à tout ce qui se décide à Paris. Je n’accepterai pas une recentralisation déguisée qui couperait le lien de proximité entre les élus et les citoyens.

Quand la communication prend le pas sur la politique…


En réalité, e crois qu’il s’agit d’un coup de communication de Manuel Valls. Le Premier ministre pensait sans doute donner du grain à moudre à l’opinion publique qui, selon un discours populiste bien huilé et répété en boucle, serait favorable à la réforme du millefeuille territorial et à la suppression d’un échelon administratif. Mais les Français ne sont pas dupes. Ils connaissent les services publics offerts par leurs Départements, savent les missions qu’ils remplissent et ne veulent pas voir leur disparition. D’ailleurs, un sondage (réalisé par l’institut CSA du 4 au 10 juin à la demande de l’ADF) démontre que 84 % des Français ne pensent pas que la suppression des Départements soit une priorité de la réforme, que 69 % d’entre eux se disent attachés à leur département ou encore que 92 % font confiance aux collectivités locales pour améliorer leur quotidien. Concrètement, sans le Conseil Général, à Creil, nous ne pourrions pas réhabiliter de logement ni la piscine. Nous serions désarmés face à la spéculation foncière, nos anciens ne pourraient pas disposer de l’EHPAD et nos enfants de crèches. Les pompiers n’auraient pas les engins modernes de lutte contre le feu que tant d’autres leur envient…

Pour terminer, si de grandes Régions sont constituées, chacun comprend bien qu’il faut conserver un échelon intermédiaire, s’occupant des missions essentielles de solidarité sociale et territoriale. En coupant le lien entre élus et citoyens, en affaiblissant la qualité des services publics de proximité et en sacrifiant leur efficacité sur l’autel d’économies espérées mais virtuelles, on fait le jeu du Front national. C’est un choix. Mais un choix auquel je m’oppose de toutes mes forces.

Pour donner votre avis, comme je l’ai fait, n’hésitez pas à vous connecter sur le site internet http://www.maregiondedemain.fr/. Ainsi, vous participerez à l’initiative mise en place par le Conseil général de l’Oise dans le but de montrer au Gouvernement notre volonté.


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