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Expo guerre 14-18



Expo guerre 14-18
Monsieur le président,
Mesdames et messieurs les élus
Monsieur le directeur des archives départementales,
Chers amis,


Jamais, exposition portant sur la 1ère guerre mondiale, n’aura eu mieux sa place que dans cette salle des gardes du château de Creil qui jouxte le musée Gallé-Juillet.

Après la première exposition sur les « 90 ans d’histoire municipale creilloise » voici la suivante, cette fois sur la grande guerre, et je constate, une fois encore, que notre salle des gardes se prête parfaitement à ce type d’exposition. Je veux souligner à cette occasion la qualité et la complémentarité du travail réalisé par les archives départementales et l’équipe du musée de Creil.

La famille Gallé-Juillet, comme des millions d’autres en France, a payé le prix du sang, en perdant son fils en septembre 1916, dans les tranchées de la Somme.

Elle nous rappelle que les morts de la grande guerre ne sont pas simplement des poilus anonymes, crottés et barbus mais des hommes avec un visage, un nom, une famille et leur propre histoire.

Cette guerre sanglante, hélas comme toutes les guerres, fut aussi particulièrement cruelle, car elle mettait face à face, au corps à corps, baïonnette en mains des hommes qui ne faisaient que subir les ambitions nationalistes et impériales de leurs gouvernements.

Il y eut des moments sombres, des actes atroces : les combats, les gaz, l’inhumanité des tranchées, les obus, les charges, les vies fauchées en pleine jeunesse, les transplantés des colonies qui découvrent l’horreur et la froidure, puis la mort.

Mais il y eu des rayons de soleil : la solidarité, l’entraide, la fraternité, le geste par-dessus les barbelés, le partage.

Cette exposition nous montre tout cela.

Mais certains d’entre eux ont refusé cette fatalité du massacre et de la perte de leur dignité. Si nous voulons être exhaustifs dans notre devoir de mémoire, nous devons aussi y associer ceux qui sont morts pendant cette guerre, non pas au combat, mais devant les pelotons d’exécution : je pense aux mutins de 1916.
Parfois combattants d’élite, Ils faisaient eux aussi leur devoir mais ils se sont rebellés, révoltés qu’ils étaient par l’inutilité du sacrifice et l’ineptie de la stratégie.

Nous devons aujourd’hui non seulement les réhabiliter mais leur rendre hommage. Au risque de leur vie, ils ont opposé le droit naturel des hommes à vivre au droit juridique des nations à tuer.
C’est justement ce droit naturel à vivre que nous devons défendre contre la violence des nations.
Lors d’un récent voyage en Palestine où la guerre est, hélas, encore une réalité et la paix un espoir, je rappelais à nos amis palestinien la fatale erreur que nous avions commis, nous européens, en humiliant nos adversaires lors de la signature de l’armistice de Versailles de 1918.

Nous avons imposé à une paix injuste par un traité léonin: Nous l’avons payé 21 ans plus tard d’une seconde guerre mondiale et d’autres millions de morts.

Bien sur si nous parlons des morts de cette guerre, nous devons penser au plus symbolique d’entre eux dont l’assassinat sous les coups du nationalisme étroit, marque le début de ce massacre : Vous avez reconnu Jean Jaurès.

D’habitude je le cite mais une fois n’est pas coutume je vais donner la parole à Léon Trotski qui a écrit en 1917, un éloge de Jean Jaurès qu'il concluait par ces mots :

« Jaurès, athlète de l'idée, tomba dans l'arène en combattant le plus terrible fléau de l'humanité et du genre humain : la guerre. Il restera dans la mémoire de la postérité comme le précurseur, le prototype de l'homme supérieur qui doit naître des souffrances et des chutes, des espoirs et de la lutte ».

Pour conclure et nous souvenir une fois encore, ensemble, de ceux qui sont morts, je vous citerai simplement les paroles de la chanson écrite par jacques Brel en 1977 et que le groupe « Zebda » a reprise à l’occasion du 150ème anniversaire de la mort de Jaurès.

- Si par malheur ils survivaient
- C’était pour partir à la guerre
- C'était pour finir à la guerre
- Aux ordres de quelques sabreurs
- Qui exigeaient du bout des lèvres
- Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
- Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître

Brel concluait ainsi :

- Demandez-vous belle jeunesse
- Le temps de l'ombre d'un souvenir
- Le temps du souffle d'un soupir
- Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Je vous remercie de votre attention.

Jean Claude VILLEMAIN
Maire de Creil
Conseiller général de l’Oise


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