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Discours prononcé à l'occasion des voeux de la ville de Creil



Hier, je présentais mes vœux aux personnalités de la ville de Creil.

Vous trouverez, ci-dessous, mon intervention*.

"Merci à Antonin Lasseur et à ses musiciens. C’est toujours un grand plaisir de mettre à l’honneur un jeune Creillois plein de talent, comme celles et ceux qui s’affichent à présent derrière moi, tous enfants de Creil, tous champions dans leur catégorie. Ils sont la plus belle des démonstrations de la vitalité et du talent de notre ville. Je vous demande de les applaudir encore une fois. Merci.

Je me suis posé la question, plusieurs fois, hier et aujourd’hui, de savoir si je devais maintenir cette cérémonie des vœux, cette soirée conviviale et j’ai pris la décision de la maintenir. Face à ceux qui veulent détruire notre société, nous devons faire face. Nous devons affirmer que la vie continue, nous devons rester solidaire face à la menace et au chantage.

Mesdames et Messieurs, nous avons tous été choqués par l’horreur qui a marqué la journée d’hier et qui endeuille notre pays, l’assassinat, le lâche assassinat de 12 personnes, visant la rédaction de Charlie Hebdo.
Ce n’est rien de moins que la liberté d’expression qui a été visée et qui nous a tous laissés abasourdi.
C’est aussi la mort de deux policiers qui faisaient et leur travail de sécurité. Ces assassinats ébranlent les fondements et les valeurs de notre République et de la démocratie.
Aujourd’hui, nous portons toutes et tous ce badge « Je suis Charlie ».
Nous sommes tous Charlie, nous sommes une même communauté, avec nos différences oui bien sûr, nos désaccords parfois, mais hier nous avons tous été frappés en plein cœur. Au contraire de nous terrasser, cette déchirure odieuse, a provoqué un immense élan spontané qui a déferlé dans les rues de toute la France.
Face à l’innommable, je voudrais que nous témoignions par une minute de silence, une pensée forte à toute l’équipe du journal, aux policiers, aux victimes et à leurs proches mais cette minute de silence c’est aussi pour marquer notre réprobation de la montée de l’intolérance. Il est temps de rallumer les étoiles.



Monsieur le Sénateur, Maire de Montataire, Cher Jean-Pierre,
Madame la Conseillère régionale, représentant Monsieur le Président du Conseil régional,
Messieurs les Maires de Nogent et de Villers Saint Paul, cher Gérard, représentant Yves Rome
Mesdames et messieurs les élus,
Monsieur le Commissaire central ,
Mon Colonel, commandant de la base aérienne,
Mesdames et Messieurs en vos grades et qualités,
Chers amis,

« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »
J’emprunte ce vœu à Guillaume Apollinaire, poète né polonais, naturalisé français, combattant de la Grande Guerre dès 1914, mort le 9 novembre 1918 à 38 ans sans avoir pu vivre assez jusqu’à l’armistice.

Je lui emprunte ces quelques mots parce qu’ils nous rappellent, non sans humilité, que c’est à nous qu’appartient de construire le monde de demain, celui des jeunes et des futures générations.
Il y aura des jours meilleurs si nous savons les préparer.

Il s’agit d’un message porteur d’espoir qui nous enjoint à dépasser nos désaccords et nos différences pour agir ensemble dans l’intérêt collectif et faire ce que nous ne pensions pas pouvoir réaliser.

Difficile exercice que celui de faire le bilan de l'année passée.
Nous l'avons traversée chacun, avec son lot de joies ; de peines et de malheurs aussi.

Mes premiers mots iront donc naturellement, tout d'abord à celles et ceux qui ont été confrontés, éprouvés et ébranlés les plus durement par les accidents de la vie, des épreuves qui ne laissent pas indemne et accompagnent chacun de nous, mais aussi à toutes celles et ceux qui ont subi la rigueur de la crise économique alors qu’ils étaient déjà fragilisés.

Aussi terribles qu'ils puissent-être, ces jours sombres et ces blessures ne doivent pas éclipser non plus les joies et les jours heureux, les rencontres et les moments agréables.

Nous sommes donc ici réunis, avec chacun notre lot de souvenirs d'une année passée.
Commune et communauté ont une même origine et un même sens, celui d'un groupe qui partage, qui vit ensemble.
Vivre dans une même commune, cela crée des liens. Nous avons beaucoup en commun. Nous avons un territoire, un environnement partagé et plus que cela, une histoire, une mémoire commune.

Nous étions nombreux réunis le 11 novembre dernier à l'occasion des commémorations du centenaire du déclenchement de la Grande Guerre mais aussi pour célébrer le centenaire de l’assassinat de Jean-Jaurès. Ces deux évènements sont étroitement liés.

Notre ville en porte encore les stigmates et les traces en héritage.
Le monument de la paix qui se dresse face à la Faïencerie, porte les noms des Creillois, dont la vie a été enlevée brutalement par la folie de la guerre. Ces hommes et ces femmes avaient probablement peu de points en commun, mais ils en partageaient au moins un, que nous partageons également, ils vivaient à Creil.
J’aimerais vous parler de partage et de rassemblement.
Dans les moments tels que ceux qui nous ont frappés d’horreur hier, nous savons être unis et rassemblés. Nous savons aller au-delà de la peur et ne pas tomber dans le piège de la haine. Nous devons garder la foi, celle de l'égalité et de la fraternité entre les hommes.
Non, la peur, la haine et le rejet de l'autre ne sont pas une fatalité, ni un avenir.
Nous appartenons à une même nation, avec notre diversité et nos différences, nous partageons la même histoire, nous avons la même mémoire collective.

Alors que l'heure est à l'inquiétude face aux vents mauvais et menaçants, ceux de la haine, de la stigmatisation, de la peur, la foi qui sera toujours ancrée en moi, c'est celle de l'égalité et de la fraternité entre les hommes. A Creil, avec notre vivre ensemble, nous en sommes l’exemple.

Souvent victime d’une image dévalorisante, nous pourrions pourtant à Creil, donner dans de nombreux domaines des leçons à beaucoup de beaux parleurs.
Ville jeune, cosmopolite et multiculturelle, où chaque jour des familles originaires des quatre coins du monde, venues ici avec comme seuls bagages leur culture et autant de langues qui se mêlent et fleurissent à chaque coin de rue, nous avons pour nous cette force d’être plusieurs villes en même temps.

Nous avons cette force d’être une ville de couleur et de vitalité ; cette force et cette fierté de porter les marques du monde ouvrier et les convictions d’une jeunesse métissée pleine de rêves et d’ambition.

Nous sommes à la fois Dakar, Alger, Porto, Ankara ; nous sommes autant de cultures qu’il y a de visages dans les rues de notre ville. Nous en avons la richesse et, qu’existe-t-il de plus beau, nous en avons l'authenticité et la générosité.
Hors de question de tomber dans le piège des discours démagogues qui montrent du doigt telle ou telle communauté, telle ou telle religion, telle ou telle corporation. Non, nous sommes un dans notre communauté.

Nous n’avons jamais été comme cela et nous ne le serons jamais !
C’est inscrit dans nos veines, comme inscrit dans nos veines, comme gravé dans notre code génétique, comme révélateur de notre identité, nous sommes un melting pot, une ville monde.

Jamais je n’ai oublié mes racines, ma terre natale, la Tunisie, les villes que j’ai bien connues au cours de ma vie, Je n’oublierai jamais les hommes et les femmes que j’ai rencontrés de l’autre côté de la Méditerranée, d’Outre Atlantique ou d’Outre-Manche, ils m’ont tous apportés plus que je n’aurais pu l’imaginer enfant. Et combien de Creillois sont comme cela.
Combien ont un jour posé leur valise ici à Creil, un peu par hasard parfois, pour la famille, pour les études, pour un emploi … Combien sont finalement, comme moi, restés pour former les natifs de Creil, cette communauté animée et riche de ses valeurs.

Le Président de la République, François Hollande, a inauguré le 15 décembre dernier la Cité de l'immigration. Ce lieu de culture et d'histoire, retrace l'héritage et l'apport à la société française des différentes immigrations qui ont fait de notre pays, la France black blanc beur !
Il donne enfin à celles et ceux qui n'avaient jamais droit au chapitre, dont on niait l’existence, leur place à part entière dans nos livres d'histoire.
Sous la direction de l'historien Benjamin Stora, ce musée consacre « ce qu’ont pu apporter les migrants hier, aujourd’hui et demain » pour reprendre les mots de François Hollande.

Je le dis avec d’autant plus de conviction qu’en tant que Maire de Creil, je suis chaque jour confronté à ces procès et caricatures.

J’y fais face et je l’ai toujours fait ainsi, comme je le fais lorsque j’entends des propos diffamants à l’encontre de Creil, plutôt que d’avoir honte et de baisser la tête, j’éprouve au contraire, un sentiment d’indignation et de révolte et je m’emploie à faire taire les oiseaux de mauvais augure nostalgiques et passéistes. Et je signe : « Fier d’être creillois ».

De la même façon, nous rejetons les diagnostics pseudo-freudiens en hégémonie, tropisme que certains tentent d’établir à l’égard de Creil.
Je suis fier d'être Creillois et je sais que nous sommes nombreux à partager ce sentiment.

A bien des égards, nous sommes exemplaires et faisons preuve d’impertinence et d’ambition, comme seule une ville jeune, dynamique et multiculturelle peut l’oser. Alors laissons-nous agir et faire ce que nous avons dit en mars 2014.

Je vais peut-être vous surprendre, mais j’aimerais profiter de ces vœux pour adresser un message au Président de la république, François Hollande.

C’est assez peu protocolaire peut-être, mais j’imagine qu’en m’accordant une nouvelle fois leur confiance en mars dernier, les Creilloises et les Creillois, savaient bien de quoi je suis fait, que je dis ce que je pense et suis fidèle à mes convictions.

Celles et ceux que je rencontre chaque jour, commerçants, habitants, militants associatifs … me font part de leurs colères ou de leurs inquiétudes, ils me parlent de leur vie et de leur quotidien.
Je ne sais que trop bien les difficultés, l’angoisse de nombreux Creillois pour trouver un emploi, un logement décent pour leur famille, pour offrir une situation à leurs enfants.

Je ne sais que trop bien que la confiance se gagne, qu’elle se mérite et s’entretient.
C’est notre Président mais nous sommes nombreux à douter, à être en colère aussi parfois, voici ce que j’aimerais lui dire, en profitant de cette tribune pour porter la parole de mes concitoyens qui me confient la leur.

Monsieur le Président de la République,
Cher François,

De ton passage à Creil, le 6 avril 2012, alors que tu étais candidat à l’élection présidentielle que tu remportas un mois après, jour pour jour, tu dois te souvenir de l’accueil que nous t’avions alors témoigné, l’engouement des centaines de Creillois venus t’apporter leur soutien.
Du centre-ville au quartier Rouher, tu as pu ressentir l’immense espoir des Creillois et notamment des jeunes.
Notre fierté était grande un mois plus tard, d’avoir contribué à la victoire.

Le 6 janvier 2014, il y a tout juste un an, tu as choisi d'adresser tes vœux à l'armée, ici à la Base aérienne de Creil.
En novembre dernier pourtant, quelle douche froide, d'apprendre que celle-ci sera amputée de ce qui est son âme et ce dans les deux années à venir.
Quelques semaines après cette annonce, nous apprenons que notre Lycée Jules Uhry ne profitera bientôt plus des dispositifs prioritaires de la politique éducative de la ville, alors que ceux-ci commençaient à apporter des résultats.

Nous sommes à présent dans l'inquiétude de voir se réduire encore plus les dotations de l'Etat aux collectivités alors que notre territoire a subi de plein fouet les fermetures d'usines et qu'il est en pleine reconversion, alors que notre territoire est jeune et que cette jeunesse est en recherche de perspectives.

Alors, aujourd’hui, comment retrouver cet engouement et cet espoir de 2012 ?
Monsieur le Président, « il est grand temps de rallumer les étoiles. »

Je ne suis pas homme à tourner casaque, je ne demande pas de nouveaux engagements mais seulement que les engagements pris soient tenus, que nous ayons une vision claire de notre avenir, que nos efforts aient un sens.
Nous ne voulons pas gémir avec les râleurs, avec les pleureurs, avec les « y’a qu’à », « faut qu’on », avec ceux qui nous ont laissé une « France ruinée ».

Nous sommes conscients de la situation financière de la France. Nous savons que l'heure est à la responsabilité, aux choix parfois difficiles.
À Creil nous avons joint la parole aux actes.
C'est fait, nous avons embauché plus de 30 jeunes en contrat d'avenir.
C'est fait, nous avons mis en place la réforme des rythmes scolaires en embauchant des animateurs qualifiés pour les temps d'activités périscolaires, gratuits pour tous.
Pour la sixième année consécutive nous n'avons pas augmenté les impôts et avons poursuivi d'importants investissements, en réalisant des économies de fonctionnement sans que cela n'impacte les Creillois.

C'est fait. Nous avons encore étendu l'application des tarifs graduels sociaux sur la cantine et sur les services rendus aux Creillois.

Pour un petit Creillois, la restauration scolaire peut ne coûter que 1,6 euros, l'inscription à un cours de piano au conservatoire peut ne coûter que 72 euros à l’année.
La culture pour tous. C'est fait !

Nous avons fait des efforts et même souvent fait preuve d'exemplarité en termes d'économie et de service proposés à la population.
À Creil, nous avons fait des efforts et cela sans jamais perdre de vue nos priorités et nos valeurs.

Donner à chacun les mêmes chances, donner aux jeunes les moyens de leurs ambitions, donner une couverture sociale à celles et ceux qui en ont le plus besoin. Face à la crise du logement, nous avons multiplié les opérations immobilières sur l'ensemble des quartiers de la ville.
Mais cette politique que nous appliquons localement, doit aller de pair avec une politique nationale. L'un ne va pas sans l'autre.
Nonobstant les obstacles, il faut poursuivre sans jamais nous éloigner de nos valeurs.

C’est Monsieur le Président de la République, Cher François, le message que je souhaitais vous adresser, parce les Creillois ont nourri un espoir, un espoir de justice sociale, d'emploi, de logement, d'éducation ...
Monsieur le Président, je forme le vœu que votre gouvernement soit celui qui aura donné aux français espoir et foi en l’avenir.
Voici mon message, c'est celui que j'entends chaque jour et que je partage.
Le temps est venu de passer de la parole aux actes et de redonner l'espoir.

À Creil, nous n'avons jamais cessé d'y travailler.
Je vous annonce donc que cette année 2015 en sera la démonstration. Vous n'en serez pas seulement les témoins, mais aussi les acteurs, parce que l'avenir de notre commune nous l'écrivons ensemble, en concertation, au quotidien.

L’ouverture du nouveau Centre social Georges Brassens et du centre commercial Henri Dunant, l’inauguration de la passerelle Nelson Mandela, qui permettra d’enjamber l’Oise et de faciliter le déplacement entre les quartiers s’inscrira également dans le cadre des travaux de réhabilitation de l’Île Saint Maurice qui s’achèveront cette année.

Parallèlement, cette année sera rythmée par le lancement de la phase de concertation du Programme de rénovation urbaine du quartier du Moulin qui va succéder et compléter celui de Rouher.

Nous avions eu des engagements concrets en ce sens, en juin dernier, de la part de Madame Najat Vallaud Belkacem, alors Ministre de la Ville, venue nous dire que le Quartier du Moulin pourrait bénéficier des aides de l’Etat dans le cadre de l’ANRU2.

Pour les milliers d’habitants de ce quartier, cette annonce fait l’effet d’un grand soulagement.

Le 16 décembre, nous apprenions que le périmètre retenu par l’Etat allait au-delà de nos attentes, puisque le programme concernera l’ensemble des Hauts de Creil.

Cette bonne nouvelle nous donne donc le feu vert pour lancer une grande rénovation. Je pense aux retombées en termes d’emploi, d’infrastructures, de réhabilitation de patrimoine, d’équipement social, culturel ou sportif, ce sont près des deux tiers des Creilloises et Creillois qui en bénéficieront.

2015 sera également l’année de la poursuite de la concertation sur le futur Quartier Vieille montagne et son Ec’Eau port fluvial qui va contribuer concrètement à remodeler le visage de Creil.
C’est aussi cette année que l’immense chantier de l’arrivée de la ligne à grande vitesse Picardie/Creil/Roissy pour 2020 et « Gare Cœur d’Agglo » vont s’accélérer.
Il s’agit de chantiers vitaux qui renforceront considérablement l’attractivité de notre territoire.

Le visage de Creil change et c’est aujourd’hui que nous opérons une transformation en profondeur de notre ville pour les années à venir, pour que nos jeunes générations puissent grandir dans une ville solidaire et audacieuse, une ville prometteuse qui grandit en même temps qu’eux.

Comme nous l’avons toujours fait, les projets des années à venir continueront d’être élaborés en concertation avec les habitants et l’ensemble des acteurs. La ville de demain ne peut pas se faire sans ses habitants, c’est le choix qui a toujours été le nôtre.
L’objectif c’est de dépasser nos objectifs, aller au-delà de ce que les creilloises et les creillois pouvaient ambitionner il y a quelques années.

Creil grandit et vous pouvez me faire confiance pour porter notre ambition commune en restant fidèle aux valeurs qui sont les nôtres.
Parce que grandir, ce n'est pas forcement s'enrichir de quelque chose de nouveau, mais c’est découvrir ce que l'on a déjà à l'intérieur et le valoriser.
C’est cette force qui nous a toujours permis d’aller plus loin et de dépasser les obstacles. C’est en nous servant de nos propres forces, avec notre propre identité que nous irons plus loin.
C’est donc tous ensemble, que nous pouvons dire « il est grand temps de rallumer les étoiles. »
Il y aura des jours meilleurs si nous savons les préparer.

Je vous remercie de votre attention."

* Seul le prononcé fait foi.


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