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Discours d'inauguration du nouveau Centre Georges Brassens



Vous trouverez, ci-dessous, mon discours prononcé à l'occasion de l'inauguration, samedi 25 mai 2015, du nouveau Centre social Georges Brassens * :

Monsieur le Député,
Madame la Directrice de la CAF de l’Oise,
Mesdames et messieurs les élus,
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres du CA,
Mesdames, Messieurs en vos grades et qualités,

La persévérance est une force qui permet de réaliser des projets et les mener à leur terme même lorsqu’ils se butent à des difficultés.
La volonté d’aller au bout de nos objectifs, nous amène un jour, un jour comme celui-ci, la satisfaction du travail abouti et bien fait. C’est une récompense et nous voyons aujourd’hui le résultat.

La seule question que nous nous sommes posés en initiant ce projet, c’est de savoir comment en faire profiter au mieux les habitants, combien de Creilloises et de Creillois bénéficieront directement au sein du quartier de ce nouvel équipement.
Car, il y a eu beaucoup de travail pour que sorte de terre un pôle d’excellence social au cœur du quartier Rouher.

Dédier de tels moyens à un acteur social et culturel, ici, c’est évidemment un choix fort, symbolique et politique.
Permettez-moi de profiter de cette inauguration pour tordre le cou à quelques griefs et propos démagogiques auxquels nous avons été confrontés pour en arriver là.
Non, il ne s’agit en aucun cas d’un devoir que nous avions, il s’agit d’un choix que nous avons fait.
Combien ont jugé ce projet trop ambitieux, trop audacieux, trop couteux ? Nous connaissons cette rengaine que le social c’est dévalorisant, c’est quelque chose que certains préfèreraient voir caché, éloigné, oublié que certains laissent en jachère voir délaissent.

Au contraire, nous pensons et agissons pour faire la démonstration que le social c’est une démarche d’ouverture, une démarche qui tend la main pour mieux avancer ensemble, sans laisser quiconque de côté. Le social c’est le partage, la solidarité.

La Ville de Creil n’a jamais été et ne sera jamais, une vache à lait qui dilapide des aides qu’elle aurait quémandées et qui se complairait à vivre de perfusions de l’Etat, comme se plaisent à le répéter certains opposants.

C’est non seulement une vision lamentable, misérabiliste et stigmatisante de notre ville, à laquelle je m’oppose avec la plus grande force et avec indignation, mais c’est aussi l’exact opposé de ce pour quoi nous agissons ; seulement vous savez ce qu’en disait Georges Brassens « Le temps ne fait rien à l'affaire … »

En vertu de quoi faudrait-il ne pas donner de vrais moyens aux acteurs sociaux dans les quartiers ? En vertu de quoi la population de notre ville n’aurait pas droit à la solidarité nationale ?

Au contraire, ce nouveau Centre Brassens c’est la réponse la plus logique et la plus adaptée que nous pouvions apporter en donnant à l’action sociale ses lettres de noblesses et en lui donnant les moyens d’exercer efficacement dans les meilleures conditions son rôle d’insertion, d’écoute et d’accompagnement de proximité.
Je tiens à saluer Madame la Présidente, Mathilde Boukhélif et l’ensemble de l’équipe de Brassens pour leur travail et leur investissement. Nous savons bien, que votre mission est large et dépasse bien souvent le rôle qu’on imagine être le vôtre.

Je ne chercherai pas à convaincre quiconque de l’importance d’un tel établissement, les Creilloises et les Creillois sont là pour en témoigner, il ne s’agit certainement pas d’un organisme ex-nihilo, qui devrait aider à mieux supporter les difficultés du quotidien, mais il s’agit d’une vraie assistance qui doit permettre d’aider à se relever, à se relancer, qui redynamise et donne les moyens de passer par-dessus des difficultés et non de s’habituer à elles.
Dans un monde idéal, le Centre Georges Brassens n’existerait pas, mais ce monde n’existe pas et n’existe nulle part.
Seulement voilà, nombre de Creilloises et de Creillois sont durement frappés par la crise et sont confrontés aux mille difficultés de la vie, la recherche d’un logement, d’un emploi, en somme, une vie où l’on est confronté chaque jour à l’angoisse de ne pas avoir pour sa famille et pour soi les moyens de vivre dignement.

La solitude est alors la pire des partenaires. L’équipe de Mathilde et l’ensemble de celles et ceux qui, bénévoles et amis, présents pour aider face à l’adversité, pour redonner le sourire et permettre d’entrevoir des jours meilleurs, disposent maintenant de locaux à la hauteur de leur mission.

Je ne m’attarderai pas sur les spécificités de ce bâtiment, ses plus de 1010m², ses espaces dédiés à l’accueil petite enfance, ses salles polyvalentes, ateliers et salles d’activités.
Nous allons le visiter, je vous ferai donc également l’économie de la réflexion commune qui a aussi été la nôtre pour que le centre s’inscrive dans une démarche de développement urbain, économique et social mais surtout développement humain au sein du quartier.

Dans le cadre de l’ANRU et de la rénovation urbaine importante dont bénéficie le quartier, ce nouvel équipement n’est pas le seul à sortir de terre, juste à côté notamment, des commerces et des services vont très prochainement ouvrir pour compléter l’offre proposée aux habitants.

J’ajoute que ce projet de près de 2 millions d’euros n’aurait pas pu voir le jour sans l’ensemble des partenaires et parties prenantes. Il s’agit bien sûr de l’ANRU, du Conseil régional, du Conseil départemental et de la CAF et je les en remercie.

C’est donc résolument un beau symbole et l’aboutissement d’un travail collectif aux côtés de la Ville, pour les Creilloises et les Creillois, pour les habitants du quartier, mais pas seulement.
Comment ne pas y voir un signe, que ce nouveau centre social est situé sur la place de la Fraternité et s’ouvre sur la rue Henri Dunant qui porte le nom du prix Nobel de la Paix et fondateur de la Croix-Rouge internationale.
Il y a aujourd’hui comme un goût d’humanisme dans cette inauguration et je parlais tout à l’heure de volonté et de persévérance, il doit aussi falloir un peu d’audace pour construire un monde meilleur et pour tous.
Pour emprunter les mots d’Henri Dunant « seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde y parviennent ! »

Je vous remercie de votre attention.


* Seul le prononcé fait foi.


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